LA PHILOSOPHIE ESOTERIQUE : l’héritage universel
« Une tentative pour remplacer les anneaux brisés dans l’histoire des nations disparues »
Le terme « philosophie » est ici approprié, car le vrai philosophe, l’étudiant de la sagesse ésotérique, doit entièrement perdre de vue les personnalités, les croyances dogmatiques et les religions particulières. Car cette conception concilie toutes les religions, dépouille chacune de ses vêtements extérieurs, humains, et montre qu’elle a la même racine que toutes les grandes cosmogonies – dans la mesure où elle prouve la nécessité d’un Principe Divin Absolu dans la Nature (nécessité pour l’homme ; car « Dieu sait ce qu’en pense la Nature ! ».
Elle refuse seulement d’accepter l’idée séparative des religions dites monothéistes, dans leurs rivalités et leurs désirs d’hégémonie à l’origine de bien des catastrophes humaines.
Pour l’Inde par exemple, la Religion-Sagesse est l’héritage de toutes les nations du monde. Les fondations de cet héritage se trouvent réunies dans les 7 volumes sacrés tibétains de Kiu-Té[1]. Ce dernier est une chronique de l’inde ancienne, qui relate entre autres choses la création du monde et de l’homme[2], ce qui a abouti à son rejet par l’Eglise Catholique bien que le fond de l’histoire soit exactement le même. Seuls les termes changent (Dieux et fils de Dieu, jours de la création et roues…). [3]
Par ailleurs, cette philosophie refuse aussi d’accepter pour acquis les dogmes divulgués par quelque église que ce soit, et cherche plutôt à tracer l’origine de ce dogme.
Pour exemple, le compagnon de Jésus nommé plus tard Saint-Pierre dans l’église catholique s’appelait en fait Simon Bar-Jona (fil de Jonas) et avait pour surnom « Kephas » qui signifie « roc » en araméen. La raison en était certainement son caractère solide et le soutien infaillible qu’il apportait au prédicateur Jésus. Mais on ne sait pas qui lui a attribué ce surnom, de Jésus ou de Matthieu dans son Evangile, en procédant à une analogie phonique (paronomase) entre les termes araméens et grecs. (source Wikipedia)
Cette philosophie a donc pour « objet de recherche » les traces laissées par les anciennes civilisations, comme preuves de l’unicité fondamentale… avec peut être pour but de réconcilier tout le monde, préalable indispensable à la survie de l’espèce humaine actuelle.
Elle s’appuie sur le fait que d’une part, un nombre incalculable de manuscrits et même d’ouvrages imprimés, dont on connaissait l’existence, ne peuvent plus être retrouvés par les Orientalistes contemporains. Ils ont disparu sans laisser derrière eux la moindre trace… Tels par exemple les commentaires du Tao-te-King de Lao-Tseu, qui est incompréhensible sans eux. De même, à l’exception de quelques fragments très douteux quant à leur authenticité, toute la littérature sacrée des Chaldéens a disparu aux yeux profanes, aussi complètement que l’Atlantide perdue.
D’autre part, les membres de plusieurs écoles ésotériques – dont le centre est au-delà de l’Himalaya, et dont on peut trouver des ramifications en Chine, au Japon, dans l’Inde, au Tibet et même en Syrie, sans compter l’Amérique du Sud – prétendent avoir en leur possession la somme totale des œuvres sacrées et philosophiques, manuscrites ou imprimées ; en fait, tous les ouvrages qui ont été écrits, en quelque langue ou caractère que ce soit, depuis les hiéroglyphes idéographiques jusqu’à l’alphabet de Cadmus[4] et au Dévanâgari[5]. La Grande Bibliothèque d’Alexandrie semble avoir été également un grand centre avant de disparaître en 390[6]
Il semble donc que les textes ne soient perdus que pour l’Ouest et ses orientalistes, et que les peuples Asiatiques aient eu « l’audace inouïe » de garder leurs annales les plus sacrées hors de l’atteinte des étrangers, refusant de les livrer à la profanation et même à l’abus de races extérieures, même si « hautement supérieures » – dixit malheureusement ces mêmes pseudo-orientalistes. Peut-on penser que ces textes auraient depuis longtemps disparu sans cette « mise au secret » ?
En 1880, le saint et savant homme Swâmi Dayânand Sarasvatî, le plus grand sanscritiste hindou de son temps, se prit à rire quand on lui dit que le professeur Max Müller avait déclaré aux auditeurs de ses conférences que la théorie « d’une révélation primordiale et préternaturelle accordée aux pères de la race humaine ne trouve aujourd’hui qu’un petit nombre d’adhérents ». Sa réponse est suggestive : « Si Moksh Mouller (comme il prononçait son nom) était un Brâhmane et venait avec moi, je pourrais le mener à une grotte gupta (crypte secrète) dans les Himalayas, où il découvrirait bientôt que ce qui a traversé le Kâlapâni (les eaux noires de l’Océan), de l’Inde en Europe, ne sont que les fragments des copies rejetées de quelques passages de nos livres sacrés. Il existait une « révélation primordiale », et elle existe encore et elle ne sera jamais perdue pour le monde, car elle y reparaîtra, seulement les Mléchchhas (étrangers) devront attendre »[7].
D’autre part encore, plus d’un grand savant « occidental » a déclaré qu’il n’y avait pas un seul fondateur de religion, Aryen, Sémite ou Touranien[8], qui ait inventé une nouvelle religion ou révélé une vérité nouvelle. Ces fondateurs étaient tous des transmetteurs, non des instructeurs originaux. Ils étaient les auteurs de formes et interprétations nouvelles, mais les vérités sur lesquelles celles-ci étaient fondées étaient aussi vieilles que le genre humain.
L’un des points cruciaux dont nous devons certainement nous remettre maintenant (ou en payer le prix) fut ce millénaire qui a séparé les périodes pré-chrétienne et post-chrétienne par l’an Un de la Nativité. Cet événement – qu’il soit historiquement exact ou non – a été néanmoins employé comme un premier signal pour l’érection de remparts multiples, destinés à prévenir tout retour possible, et même tout coup d’œil en arrière vers les « religions odieuses du passé » : religions haïes et craintes car ingérables, mais dont les Vérités n’ont pu être effacées tout à fait.
Ainsi, l’esprit démoniaque de fanatisme des premiers siècles et du moyen âge chrétiens et islamiques s’est complu à se confiner, dès le début, dans l’obscurité et l’ignorance, et a rendu
« … le soleil comme du sang et fait de la terre une tombe, de la tombe un enfer, et de l’enfer une ombre plus profonde ! »
Car ces deux religions ont acquis leurs prosélytes à la pointe de l’épée ; toutes deux ont bâti leurs églises sur des hécatombes de victimes humaines entassées jusqu’au ciel.
Pour la religion chrétienne, l’époque de Constantin (280-337 de notre ère) posa la dernière pierre de cette histoire de rivalités, la période de lutte suprême qui aboutit avec le Concile de Nicée (330) à l’étranglement des vieilles religions dans le monde occidental, en faveur de la religion nouvelle, bâtie sur leurs cadavres… et au pape de laquelle il donna des territoires autour de Rome.
Il est dit quelque part qu’il faut tourner 7 fois la clé des Mystères avant que le système tout entier soit dévoilé. Combien de tours avons-nous fait ? 1, 2 ou 3 ? Ou plus…
Une note d’espoir toutefois, que l’astrologue et maître ascensionné et enseignant tibétain Djwal Khul dictait en 1934 :
« Je voudrais vous rappeler que si vous n’apercevez dans le monde que chaos, luttes entre idéologies, persécution de minorités, haine qui s’exprime par une furieuse préparation à la guerre, et enfin anxiété et terreur universelles, cela ne signifie nullement que vous aperceviez le tableau tel qu’il est en réalité. Vous ne voyez que ce qui est superficiel, temporaire, éphémère et uniquement relatif à l’aspect forme. La Hiérarchie s’occupe essentiellement de l’aspect de la conscience et de son développement, n’usant de la forme que comme moyen pour l’accomplissement de ses desseins. L’étude approfondie des forces qui produisent le trouble et les luttes extérieures, pourra servir à clarifier votre vision et à rétablir votre confiance dans le Plan de Dieu, son divin amour et sa beauté. Par conséquent, considérons ces forces et les centres dont elles émanent et peut-être acquèrerons-nous une vision nouvelle et un point de vue plus constructif »
[1] Dans la bibliothèque de chaque monastère Tibétain on peut trouver 35 volumes de Kiu-Té, écrits dans des buts exotériques, à l’usage des laïques mais aussi 14 volumes de commentaires sur ces ouvrages, et qui sont l’œuvre des traducteurs initiés. Chez nous ce livre est très peu connu alors que son origine est beaucoup plus ancienne que la bible.
[2]La Création telle qu’elle est racontée par le livre de Dzyan (partie du Kiu-té) aurait été le fruit de plusieurs expériences « ratées » faites par des Dieux – le résultat « satisfaisant »devant leur permettre de s’accoupler avec leurs créations et d’avoir des descendants. Impensable pour l’Eglise Catholique… Pourtant, si l’on se fie à l’Ancien Testament dans la Genèse (6.1 et 6.2) : « lorsque les homme eurent commencé à se multiplier sur la surface de la terre et que des filles leur furent nées, les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles, et ils en prirent pour femmes parmi toutes celles qu’ils choisirent. » Les livres de l’Ancien Testament ont été écrits sur une période d’un millier d’années, entre 1300 et 300 avant Jésus Christ. Le livre de Dzyan aurait été « écrit » vers 8000 avant Jésus Christ
[3] L’Ancien Testament est l’un des textes fondateurs de l’Eglise Catholique, avec les textes des apôtres et ses propres dogmes. Par exemple, lorsqu’elle qualifie le livre de Dzyan »d’œuvre du Diable », elle oublie le fait que le concept du Diable a été inventé par elle au Moyen-âge et a fait l’objet d’un dogme afin qu’il puisse faire partie de l’enseignement catholique Dans la bibliothèque de chaque monastère Tibétain on peut trouver 35 volumes de Kiu-Té, écrits dans des buts exotériques, à l’usage des laïques mais aussi 14 volumes de commentaires sur ces ouvrages, et qui sont l’œuvre des traducteurs initiés. Chez nous ce livre est très peu connu alors que son origine est beaucoup plus ancienne que la bible.
[3]La Création telle qu’elle est racontée par le livre de Dzyan (partie du Kiu-té)aurait été le fruit de plusieurs expériences « ratées » faites par des Dieux – le résultat « satisfaisant »devant leur permettre de s’accoupler avec leurs créations et d’avoir des descendants. Impensable pour l’Eglise Catholique… Pourtant, si l’on se fie à l’Ancien Testament dans la Genèse (6.1 et 6.2) : « lorsque les homme eurent commencé à se multiplier sur la surface de la terre et que des filles leur furent nées, les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles, et ils en prirent pour femmes parmi toutes celles qu’ils choisirent. » Les livres de l’Ancien Testament ont été écrits sur une période d’un millier d’années, entre 1300 et 300 avant Jésus Christ. Le livre de Dzyan aurait été « écrit » vers 8000 avant Jésus Christ
[3] L’Ancien Testament est l’un des textes fondateurs de l’Eglise Catholique, avec les textes des apôtres et ses propres dogmes. Par exemple, lorsqu’elle qualifie le livre de Dzyan »d’œuvre du Diable », elle oublie le fait que le concept du Diable
[4] Dans la mythologie grecque Cadmos ou Cadmus est l’un des fils d’Agénor, roi de Tyr, et le fondateur légendaire de la cité de Thèbes. Les Grecs ont crédité Cadmos de l’introduction en Grèce de l’alphabet phénicien; ce mythe pouvant venir du souvenir d’une immigration sémitique en Grèce. Hérodote, qui rapporte ce fait, estime que Cadmos a vécu environ 1600 ans avant lui, soit vers -2000.
[5] Sorte d’écriture composée de 48 caractères pour écrire le sanscrit, ancêtre du bengali, qui en est une forme plus cursive. Elle a été créée par des érudits et grammairiens vers le 16ème siècle avant JC. Petit clin d’œil : voir se dit en sanskrit : lock, et avec un o en plus, cela donne look en anglais…
[6] En 288 avant notre ère, le roi d’Egypte Ptolémée 1er fit construire un musée et une bibliothèque2 (estimée à 400 000 volumes à ses débuts, et jusqu’à 700 000 au temps de César). Elle a pour objectif premier de rassembler dans un même lieu l’ensemble du savoir universel. La constitution du fonds s’opéra essentiellement par achat, mais également par saisie ou ruse : Ptolémée aurait ainsi demandé à tous les navires qui faisaient escale à Alexandrie de permettre que les Livres contenus à bord soient recopiés et traduits ; la copie était remise au navire, et l’original conservé par la bibliothèque. Le fonds s’enrichit également par la copie d’exemplaires acquis ou prêtés.
[7] Cette affirmation acquiert de la vraisemblance si l’on considère les faits suivants : la tradition que des milliers d’anciens parchemins ont été sauvés lors de la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie ; les milliers d’œuvres sanscrites qui ont disparu en Inde sous le règne d’Akbar (qui les faisait recopier et cacher) ; la tradition universelle en Chine et au Japon selon laquelle les antiques textes véritables, ainsi que les commentaires qui, seuls, les rendent compréhensibles, le tout s’élevant à plusieurs milliers de volumes, sont depuis longtemps hors d’atteinte des mains profanes ; la disparition de la vaste littérature sacrée et occulte de Babylone ; la perte de ces clefs qui, seules, pourraient résoudre les mille énigmes des annales hiéroglyphiques de l’Egypte ; la tradition indienne que les commentaires véritables et secrets qui, seuls, rendent les Védas intelligibles, bien qu’ils ne soient plus visibles aux yeux profanes, demeurent accessibles à l’Initié, cachés dans des grottes et des cryptes secrètes et, parmi les Bouddhistes, une croyance identique en ce qui concerne leurs livres secrets.
[8] Les Aryens représentent l’ensemble des peuples qui parlent les langues indo-européennes (sanscrit, persan, grec, latin, allemand, slave et celtique). Les sémites habitent principalement au Proche-Orient et représentent un groupe ethnique et linguistique qui descend de Sem, l’un des 3 fils de Noë. Les Touraniens sont les peuples de race blanche et turcophones, vivant en Asie centrale, au nord de l’Iran (les Ouzbeks, les Kazakhs…).
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