Introduction à l’astrologie

Qu’y avait-il au début des temps ? Qu’arrivera-t-il à la fin des temps ? Ou bien n’y a-t-il ni début ni fin ? Werner Heisenberg

Quelques certitudes :

  • Nous avons été engendrés il y a environ 15 milliards d’années dans une explosion initiale, au cœur des étoiles et dans l’immensité des espaces intersidéraux.
  • Les galaxies, dont la terre est membre d’un groupe local constitué d’une trentaine de galaxies, dont notre Voie Lactée (+ de 100 milliards d’étoiles), ne se meuvent pas au hasard mais autour d’un centre de gravité commun.
  • En résumé, nous vivons sur l’insignifiante planète d’une étoile très ordinaire, perdue aux confins d’une galaxie reléguée parmi un amas de galaxies clairsemées, dans un coin oublié d’un univers où l’on dénombrerait plus de galaxies qu’il n’y a d’êtres humains sur Terre.
  • Cette Terre est née il y a 4,6 milliards d’années, et la vie y est apparue il y a probablement 3,3 milliards d’années.
  • Si donc l’atome descend du quark, la molécule de d’atome, la cellule de la molécule, le primate de la cellule et l’Homme du primate, nous pouvons dire que l’Homme est enfant du Cosmos et lui-même une étoile.

Et il a toujours eu le « nez en l’air ».

Un pas après l’autre

En ce qui concerne l’évolution de nos civilisations, celles que nous connaissons en tout cas, nous avons pu observer qu’à certains tournants de l’histoire – périodes noires ou simplement de transition – sont infailliblement apparus des hommes qui, pour ainsi dire, « résument » le savoir acquis durant le cycle qui est mis à mal et touche à sa fin. Leurs paroles ou leurs écrits deviendront alors les germes et les fondations de la culture qui jaillira plus tard, lorsqu’un esprit neuf dissipera les ténèbres.

Ce sont des « hommes-semences », des « hommes-ponts », qui sont rarement bien compris sur le moment, souvent rejetés par les pouvoirs en place, mais dont la pensée traverse les siècles suivants. Nous ne parlons pas ici des « avatars », c’est-à-dire des « envoyés de Dieu », mais bien des individus comme vous et moi (enfin, presque !).

Il y eu par exemple au 5ème siècle avant notre ère, Kongzi, Confucius pour les latins, qui fit la somme de la pensée chinoise archaïque et donna naissance au confucianisme qui est une voie d’épanouissement humain afin d’être « un homme de bien » et vivre en bonne harmonie avec ses semblables. Nous sommes encore dans cette recherche.

Il y eu aussi le gréco-égyptien Ptolémée au 2ème siècle après J.C. Il fut l’auteur de plusieurs traités scientifiques, dont deux ont exercé pendant plus de 1300 ans une très grande influence sur les sciences islamique et européenne. L’un est la Géographie, qui est une discussion approfondie sur les connaissances géographiques du monde gréco-romain et une compilation de ces connaissances sous forme de cartes. L’autre est le traité d’astronomie, où il a proposé un modèle géocentrique du système solaire, avec également un catalogue d’étoiles et une liste de quarante-huit constellations, antérieure au système moderne de constellations. Ptolémée unifia ainsi dans un grand ensemble toutes les informations dont il disposait, et donna la première base de l’astrologie actuelle.

Plus tard, ce sont les kabbalistes espagnols des 8ème et 9ème siècles qui ont restitué sous le nom de Kabbale, ce qu’ils connaissaient et comprenaient du savoir mystérieux des Hébreux.

Plus près de nous, il y eut par exemple à la fin du 19ème siècle Helena Petrovna Blavatski qui écrivit « Isis dévoilée » mais surtout « La Doctrine Secrète », compilation des connaissances secrètes de cosmogénèse et de< théologie. (1)

L’évolution des concepts

Tout cela fait :

  • que si nous ne connaissons la sagesse et la philosophie antiques que par l’intermédiaire de penseurs, qui ne pouvaient évidemment pas « éprouver » le sens de cette philosophie et de ce savoir pratique tels que les avaient vécus leurs auteurs (comme pour les évangiles et la bible, qui ont été écrits bien après la disparition de leur créateur de référence).
  • les idéologies ainsi transmises ont servi de moules à la mentalité européenne sous presque tous ses aspects, alors même qu’elles n’étaient plus dans les mêmes contextes culturels, sociaux ou religieux que ceux auxquels elles se référaient- elles n’étaient plus sur le sol d’où l’homme archaïque tirait sa force et sa sagesse instinctives.

Il est clair que sans ces « compilations », bien des connaissances auraient été perdues, et elles ont dans tous les cas été utiles et efficaces dans la nouvelle compréhension du monde quelle permettaient (et c’est pour cela qu’elles existaient), et ont construit le monde que nous connaissons… et tel qu’il touche à sa fin car en faillite totale. On peut pour le moins espérer une transformation profonde….

Les Eglises ont montré leurs limites, dans la violence individuelle ou collective et dans leur incapacité à adapter leurs discours, la Science se voit forcée d’admettre des lois « ésotériques », les Etats sont dépassés, séparés de leur base, incapables de résoudre les crises autrement que dans la répression et n’ont plus de liberté d’action car dépendants des puissances financières et d’information, la cohérence humaine a volé en éclat, l’humanité est en déséquilibre, sur la corde raide.

Ainsi donc, comme de plus en plus d’individus le pressentent, ce monde doit connaître un nouveau cycle, bâti sur d’autres paradigmes.

Quelques repères

Si l’humanité est à un point tournant de son histoire, il peut être intéressant de revenir sur les efforts de l’homme vers la connaissance des mécanismes du monde extérieur – histoire de voir son évolution depuis l’émergence de la Race Aryenne (voir article sur les « races-racines ») – ou avant d’ailleurs, on ne sait pas trop…

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Nous pouvons distinguer quelques vastes époques :

  • animiste : complètement immergé dans ses ressentis, l’individu faisait de tous les éléments naturels et des objets autour de lui des « esprits », avec leurs propres vies et humeurs, et dont il était un élément parmi d’autres.

N’ayant encore qu’une vague idée (ou pas du tout) des lois de « cause à effet », il ne se sentait en rien responsable des ses pensées ou de ses actes : ce sont des « entités astrales » qui le pénètre et le font agir. On peut alors les chasser avec les pratiques magiques appropriées.

Mais entre les uns et les autres, c’est toujours le chaos. Les seuls moyens de s’en sortir, et surtout de survivre, est la force physique, sinon la ruse ou l’intimidation.

Toutefois, en regardant « en l’air », il se rend quand même compte, petit à petit, que certains phénomènes reviennent toujours, se succédant régulièrement dans le même ordre.

Il commence alors à pointer puis à nommer ces relations de cause à effet (nommer l’adversaire, c’est déjà le vaincre), et comme la seule chose qu’il connaisse personnellement est sa famille, les liens du sang, il associe les phénomènes observés à sa propre vie : on naît, on grandit, on s’accouple, on a des descendants, on aime et on déteste, on trahit, on meurt… Et tout ce monde « phénoménal » vit comme lui, c’est-à-dire dans la peur du plus fort ou du plus malin, du plus puissant aussi.

Le cours de la vie était ainsi réglé par les fantaisies et les passions d’êtres vivants plus ou moins semblables à lui bien qu’éternels, certains redoutables qu’il faut dominer ou amadouer (le mal), d’autres généreux qu’il faut adorer (le bien).

Parmi ces objets extérieurs, le Soleil, la Lune et les étoiles ont très vite une place particulière, de part la rapidité de leurs mouvements et l’évidence physique de ceux-ci.

Le Soleil va très vite être « le grand dispensateur de vie » car déjà, quand il est là, on voit mieux ce qui nous entoure et on a moins peur. On l’associe au « mâle » fort et rassurant… On observe aussi très vite son action sur la transformation des végétaux.

La Lune, quant à elle, est plus inquiétante ; elle change de forme, elle projette une lumière étrange, assez mystérieuse… On l’associe très vite à la femme, car elle aussi est étrange, elle a ses humeurs, et surtout elle s’arrondit comme la Lune quand elle fait des petits, ce qui est un grand mystère pour l’époque. On l’associe aussi à la puissance magique, en en faisant l’agent de tous les évènements mystérieux.

Par ailleurs, ses cycles suscitent le sentiment de la périodicité et la prise de conscience du temps.

Il en sera de même pour les étoiles, plus ou moins brillantes ou inquiétantes dans un ciel noir. Selon le ressenti que l’on en a, on les attribuera aux forces de la natures ou aux dieux appropriés.

Vitaliste : la Vie réside toujours en toute chose, interpénètre chaque entité, chaque substance, mais l’être humain commence à surmonter sa peur ancestrale de la nature et sort de la « jungle » pour devenir soit pasteur, soit cultivateur. Il protège, fait fructifier et essaie le plus possible de travailler en harmonie avec les processus vitaux. Il est en mesure de fabriquer des instruments, créations magiques qui attirent cette puissance vitale et permettent de féconder la nature.

Puis il commence à se différencier de ce qui l’entoure (1er pas vers la liberté), et à dominer, au moins partiellement, sa nature intérieure et l’extérieur, ce qui lui apporte une relative sécurité.

Et naturellement, la propriété des terres devient extrêmement importante, car tout comme il faut préserver son esprit, sa conscience de l’irruption possible de forces mauvaises surgissant aussi bien de ses propres profondeurs (la « jungle intérieure ») que de l’extérieur, il faut aussi posséder et protéger le sol sur lequel on vit et travaille.

Au cours du 6ème siècle avant J.C., une évolution se fait qui recentre réellement l’être humain sur des valeurs plus psychologiques : l’esprit, l’âme et leurs fonctions diverses, le conscient et l’inconscient. Il faut cultiver son esprit, comme on cultive le sol et soigne le bétail. C’est l’époque de Gautama le Bouddha, de Lao Tseu et Confucius, de Pythagore et plus tard de Platon… C’est l’époque aussi où l’astrologie chaldéenne se répand en Occident, par l’entremise de Thalès de Milet, élève certainement du sage babylonien Bérose qui fondait son école vers 640 avant J.C.

Les 5 siècles qui suivent mènent graduellement au détournement de « l’Esprit » par les élites. La notion «d ‘utilité pratique » des observations célestes et de leurs lois recule pour laisser la place à un intellectualisme axé sur l’individu et son autonomie. Les liens du sang cèdent le pas à un nouveau type de relations humaines : la fraternité spirituelle qui rassemble des hommes (et parfois quelques femmes) de sang et de race différents. C’est à ce moment que naissent la Sangha bouddhique, les confréries pythagoriciennes, les fraternités gnostiques telles que les Druzes du Mont Liban…

Malheureusement, cette époque signe un « échec de l’humanité », dans la mesure où les élites ont été incapables d’entraîner avec eux les masses populaires qui ne se sont absolument pas adaptées à ce nouveau plan d’existence.

L’individualisme s’accentua jusqu’au déséquilibre et l’humanité entra dans une phase de grand désordre psychologique aux conséquences habituelles de perversion, que ce soit en Chine, en Inde, en Grèce ou en Perse.

Cela conduisit, par réaction, au rejet global de l’intellectualisme et aux religions prônant l’amour, la dévotion et la compassion qui se répandirent très vite à travers le monde – toutes prônant un retour à l’ordre physiologique et moral, tout en réduisant très nettement l’autonomie de pensée des « croyants ». L’intellect devient un simple instrument, utile mais incapable d’apporter un sens vital à l’existence. Les lois et les concepts religieux sont définis une fois pour toutes, pour tout un chacun, et sont à observer « de tout son cœur ».   

En ce qui concerne l’astrologie, il y eu aussi une scission entre les horoscopes individuels faisant l’objet d’un marché « juteux » et bien souvent vénal, et ses aspects plus profonds qui furent récupérés par l’alchimie et développés dans le plus grand mystère.

  • Les siècles suivants sont sous la domination des grandes Eglises et des Etats, avec plus ou moins d’obscurantisme et beaucoup de répression envers tout ce qui ne rentre pas dans les textes officiels, suscitant guerres de conquêtes ou de religions, « chasse aux sorcières » et inquisitions de toutes sortes.

Le monde et l’homme ont été créés par Dieu, quel que soit son nom, à son image et pour sa grande dévotion, Les chefs religieux et « royaux » sont ses représentants, et le commun des mortels n’a aucun accès à la réflexion.

  • Mécaniste : avec Leonard de Vinci au 15ème siècle qui permit une grande avancée dans les domaines de l’anatomie, du génie civil, de l’optique et de l’hydrodynamique.  Puis avec Galilée, vers les 16/17èmes siècles, on admet que tout morceau de matière exerce sur chaque autre une force d’attraction ou de répulsion. La conception scientifique, encore calquée sur les expériences de la vie quotidienne, était à base de bon sens et la science était l’organisation de ce bon sens.  Mais Descartes lui-même, pour montrer la corrélation intime entre nos pensées et les atomes du monde, insistait sur le fait qu’à l’aube de la création, un Dieu suprêmement bienveillant avait miraculeusement prévu une synchronisation parfaite et permanente entre ces deux sphères.
  • Mathématique : les nouveaux perfectionnements de la technique expérimentale firent apparaître que la marche de la nature ne pouvait pas s’interpréter dans le langage des concepts familiers de la vie quotidienne, et poussent donc l’esprit mathématique à échafauder des théories abstraites, non familières, puis de les vérifier.

Chose étonnante : la pensée mathématique accorde à un nombre réduit de symboles le pouvoir de conférer ordre et logique à la vaste complexité de la nature ; autrement dit, les relations fondamentales se simplifient au fur et à mesure où elles décrivent plus exactement les faits naturels. Actuellement, la physique et la mathématique quantiques accélèrent ce processus d’intégration de l’Homme dans le Cosmos. Les nouvelles techniques permettent également de mieux percevoir les différentes composantes de l’Homme.

Quant à l’astrologie

Elle acquiert une importance capitale au stade vitaliste, certainement d’abord dans l’ancienne Chaldée avec la naissance du zodiaque et dans la Chine antique, avec l’apparition du « YI-KING », le livre des transformations. Elle ne concerne plus exclusivement des entités célestes qu’il faut adorer et apaiser, mais elle cherche particulièrement à comprendre la périodicité de ces processus qui se concrétisent dans le règne végétal et touchent les entités naturelles en général.

Basée sur le Soleil et la Lune, elle est associée à la notion de dualité et de sexe, le Yang et le Yin des chinois, le masculin dominant le jour et le mystère féminin régnant la nuit.

L’astrologie repose ainsi sur des concepts purement biologiques.

Puis peu à peu, les cycles planétaires viennent s’ajouter à ceux des luminaires.

C’est de cette observation que naquit aussi, par généralisation, la grande « Loi d’Analogie » sur laquelle se fonde en premier toute science occulte. Cette loi présuppose l’existence d’un agent universel omniprésent, une substance vitale, une force de vie remplissant tout l’espace, « source » et gouverneur de toute chose dans l’univers.

Et l’analogie se fait avec ce qui doit être « sur la terre comme au ciel »… Malgré l’évident contraste entre le chaos terrestre et l’ordre parfait céleste.

L’importance de l’astrologie découla de ce contraste car, prenant les Cieux comme archétype d’ordre, elle essaya de donner une vision ordonnée et cohérente de l’organisation du monde, répondant ainsi à la peur ancestrale de l’inconnu… et à 2 besoins essentiels des « gouvernants » de l’époque : établir un calendrier pour les travaux agricoles, et un code moral qui régisse le comportement de l’homme à l’égard de lui-même et des autres, le tout en conformité avec l’ordre céleste.

Car l’astrologie ne concerne encore que la terre et l’Etat, la communauté. L’Etat est le microcosme, et son souverain est son Soleil, le centre de sa vie. Pour exemple, en Chine, vers le second millénaire avant J.C., l’Empereur résidait dans le secteur Est de son palais au printemps, au Sud en été, à l’Ouest en automne et au Nord en hiver – il suivait la course du Soleil.

Voir : « Histoire de l’Astrologie ».

Plus pratiquement

Le Moi est une assemblée générale A. David Neel

Le Thème natal, ou Roue de la Vie projetée dans le Zodiaque, n’est pas un instrument divinatoire mais la manifestation symbolique des mécanismes de l’Univers et de ceux de notre incarnation. Elle utilise des symboles  comme emblèmes visibles et imagés permettant de présenter une pensée toute entière en quelques traits capables de frapper fortement les esprits.

La date, l’heure et le lieu de naissance d’un individu vont déterminer la position de son ascendant et de ses maisons dans  les signes zodiacaux. Sur cette trame viennent se placer les planètes, suivant leur position à ce moment du premier souffle. L’individu se trouve au centre de cette roue, de la même façon qu’il est véritablement le centre de son propre univers. C’est sa façon de s’orienter par rapport à cet univers tout entier qui importe dans l’astrologie de la personne individuelle.

Les significations des symboles que sont les planètes, les signes et les maisons permettent de dresser un portrait de l’individu, comprenant l’ensemble de ses forces, faiblesses, aspirations, instincts et conditionnements. Il déterminera aussi le déroulement de son existence, et datera certains évènements grâce à l’étude des transits, c’est-à-dire du mouvement des planètes. C’est l’astrologie judiciaire.

Lorsque que l’astrologue se limite à l’examen de la situation actuelle de la personne et à l’évolution de cette situation, il pratique l’astrologie horaire.

L’astrologie d’évolution, quant à elle, traite du dynamisme de l’existence, recherche les origines et les fins de toute action, de toute réaction, de tout désir conscient ou inconscient. Elle considère avant tout que si le thème natal est certes un cliché du ciel zodiacal au moment précis de la naissance, vu du lieu de naissance, c’est surtout une phase particulière d’un processus en mouvement, l’instantané d’un moment dans le flot de la vie du cosmos.

Le nouveau-né hérite ainsi d’un monde et d’un cosmos où certaines évolutions ont déjà été faites ou pas, sont en passe de réussir ou d’échouer, et il faut qu’il y fasse le pas suivant dans chacun de ces développements. Le thème natal montre alors comment faire ce pas, quel genre d’énergie nous pouvons manier, quels défis nous aurons à rencontrer et dans quels domaines de vie.

L’astrologie d’évolution analyse les faits, mais surtout les raisons de ces faits.

Dans le thème, elle ne voit pas d’évènements, mais des leçons à apprendre. Et chacun est libre de les accepter et de les refuser, d’aller dans le sens de son thème pour avancer plus rapidement dans la voie de l’évolution ou de se replier sur lui-même, jugeant ces leçons inacceptables ou insupportables. Mais une vie sans tension serait une vie sans relief, la perte de soi dans la lassitude et le vide.

Donc pour l’astrologue d’évolution, ce destin n’est pas imposé à l’homme, il l’a lui-même choisi avant de naître, en toute conscience, et en dispose le plus souvent à sa guise. De cette façon, même une tragédie, si elle est perçue comme une phase dans un pattern global de croissance, peut être comprise comme une crise temporaire qui conduira, éventuellement, à une vie plus significative, et être un pas de plus vers la maturité personnelle.

Ce thème de naissance est le livre de ses acquis, avec tous les indices des expériences déjà vécues, des difficultés à surmonter, des efforts passés qui apparaissent sous forme de facilité actuelles, même si la naissance efface toute trace des mémoires antérieures que la personne a retrouvé intactes entre deux vies, et dont elle gouverne dans l’inconscient la continuité.

L’être détermine ainsi avant sa naissance un plan de vie, vient sur Terre pour continuer ses expériences, retrouver éventuellement ceux envers qui il a une dette ou rencontrer ceux qui pourront l’aider à progresser.

C’est le Soleil qui inscrit, dans l’univers visible et par la maison qu’il occupe, son karma.

Les progressions et les transits serviront à déterminer les phases de cette évolution : les progressions pour l’évolution intérieure de la personnalité potentielle, les transits pour l’impact extérieur de la société ou de l’univers sur cette personnalité.

Et comme le seul cycle que nous puissions voir dans notre ciel est celui des lunaisons, c’est celui qui rythmera sa vie de la façon la plus évidente et la plus ancienne, depuis le commencement de ce cycle, c’est-à-dire la Nouvelle Lune d’avant la naissance, la conjonction des deux luminaires, dans l’indifférenciation de l’ensemencement.
Le nœud sud indique l’origine de l’expérience à acquérir dans cette vie, le nœud nord les voies de réalisation de cette expérience et l’évolution qui doit en résulter.

Mais il est important de ne pas oublier que

« Les astres sont un signe que la Providence a posé pour nous permettre de mieux nous connaître et de déchiffrer les arcanes de notre destinée, mais nullement pour nous déterminer de manière absolue. Il faut les regarder comme des phares qui nous éclairent et non comme des causes qui nous aliènent. » Maître Lucius, astrologue vénitien du Moyen-âge.

C’est ainsi qu’il y aura toujours 2 choses à considérer : le caractère objectif d’une situation, sa place dans un tout, et son caractère subjectif, la manière particulière, individuelle, dont on la dramatise. L’objet et le regard que l’on porte sur lui sont 2 choses distinctes, 2 réalités qu’il importe de ne pas confondre, car le JE bricole bien souvent des compromis avec les pouvoirs planétaires, c’est-à-dire avec le flux de désirs spécifiques indiqués par chaque planète.

Les astrologies du monde

On pourrait distinguer en fait 2 types d’astrologie, différenciées par les croyances spirituelles ou religieuses.

Il y a d’une part l’Europe et l’Arabie, où l’on croit en un Dieu unique et tout-puissant « en direct », et d’autre part l’Asie, l’Afrique et les Amériques, où une multitude d’entités déiques se partagent le pouvoir, même s’il y a l’idée d’une source originelle. En excluant l’astrologie sacrée tibétaine de l’Asie.

L’astrologie chinoise : la plus ancienne de toutes, certainement, et la plus fournie.

Elle est pratiquée depuis la nuit des temps, mais a été codée au 17ème siècle avant JC, et a été populaire surtout après 2637 de la même ère.

Elle comprend 12 signes, d’une année chinoise chacun et au nom d’animal : rat, buffle, tigre, chat ou lapin, dragon, serpent, cheval, bouc, singe, coq, chien et cochon ou sanglier. Le cycle astrologie est donc de 12 ans., sachant que l’année chinoise commence le jour de la 2ème lune après le solstice d’hiver (21 ou 22 décembre), c’est à dire le 20 février si c’est un jour de nouvelle lune, ou entre le 21 janvier et le 19 février.

Ces 12 signes sont colorés et affectés par les 5 éléments, bois, feu, terre, métal, eau, qui régissent chacun 2 années consécutives. Ce sont un peu les ascendants de l’astrologie occidentale.

Elle comprend ensuite 12 maisons, qui représentent chacune un élément spécifique de l’existence et de la destinée, plus une 13ème à partir de 30 ans, la maison de la « maturité ». Les 12 maisons sont : la personnalité et le destin, les parents (père et mère), les ancêtres (chance, malchance et longévité), l’immobilier, le travail, l’entourage, la vie sociale et les voyages, la santé, les finances, les enfants, l’amour, les collatéraux. La 13ème est aussi appelée le « 2ème destin » et se superpose à l’une des 6 maisons impaires.

Une fois tout cela en place, en forme de rectangle et dans le sens des aiguilles d’une montre, on y met pas moins de 111 astres – 14 étoiles principales, 26 moyennes d’action majeure, 23 moyennes d’action mineure, et 48 secondaires. Les 10 planètes occidentales en font partie, mais pas toutes de façon importante.

La plus influente pour les chinois est Jupiter, le « roi des astres », puis Saturne « Aphrodite »

Elles portent des noms très imagés : Démolisseur (Neptune), général du ciel, palais du ciel, serviteur (uranus), danse (mercure), fleur de pécher (vénus), porte de deuil (pluton)… Seuls la lune, le soleil et mars ont les mêmes noms.

Toutes ces informations donnent évidemment une astrologie très complexe, mais très détaillée dans ses résultats. On s’en servait pour toutes les grandes et petites décisions de la vie, dans l’idée que l’homme étant une parcelle « à l’identique » de l’univers, il est indispensable de se conformer au plus près à ses lois pour trouver salut et bonheur.

L’astrologie maya :

Cette astrologie ne s’occupe pas des planètes, et considère seulement le soleil et le jour de naissance. Elle est basée sur un calendrier spécifique de 260 jours, et combine cet élément de base avec le « seigneur de la nuit » qui a un cycle de 9 jours, et le « porteur des ans », qui est l’énergie de l’année en cours. 

Cela se pose sur les 13 signes mensuels du calendrier lunaire, au nom d’animal eux aussi : chauve-souris, scorpion, cerf, chouette, paon, lézard,  singe, faucon, jaguar, renard, serpent, écureuil et tortue.

L’astrologie occidentale :

Elle émerge avec le fondateur de l’astrologie européenne Claude Ptolémée, grec du premier siècle de notre ère. Géographe et astronome à la base, il a été le premier par exemple à établir un tableau permettant de calculer son ascendant dans l’hémisphère nord.

La pratique de l’astrologie a été très active pendant quelques temps, mais est vite devenue source de concurrence pour l’Eglise toute puissante, et donc pratiquée « sous le manteau », perdant ainsi l’occasion de progresser et surtout se réfugiant dans les groupes « marginaux »  et confondue avec les autres pratiques de ces groupes, plus portés sur la magie et l’alchimie.

De nos jours encore, beaucoup confondent astrologie et voyance ou clairvoyance, ce qui n’a absolument rien à voir.

L’astrologie arabe :

Les astrologues arabes de Bagdad, se sont basés sur les textes grecs, le Tetrabiblos de Ptolémée en particulier,  pour fonder leur propre astrologie, aux environs du 9ème siècle de notre ère. Ils les ont recopiés pendant de longues années, en les adaptant à leur culture au fur et à mesure. Par exemple, les calculs tiennent compte du jour de naissance, mais aussi de l’importance en population du lieu de naissance et du milieu social.

Cette astrologie cherche à décrire l’attitude de l’homme face au monde, et est basée sur l’idée que la vie est un combat, et donc les signes, au nombre de 9, portent des noms d’armes blanches. : couteau, poignard, lance, fronde, épée, masse de fer, coutelas, massue paysanne et arc.

 Les 12 signes que l’on peut trouver actuellement sont un essai de modernisation de cette astrologie, dans le but à la fois d’imiter les magazines occidentaux dans leur généralisation et la simplification extrême de leurs analyses, et de ne pas froisser les tenants de l’astrologie authentique, un peu comme si ils parlaient d’autre chose.

L’astrologie sacrée tibétaine :

Elle a été révélée récemment, au siècle dernier, par le moine tibétain maître Djawhl Khul (D.K.).  Il annonçait d’où nous venons, qui nous sommes et où nous allons. Questions de tous temps…

Comme la spiritualité tibétaine, elle est basée sur l’idée que l’homme et l’univers forment un tout indissociable, se manifestant par de puissantes énergies, dont seul varie le taux vibratoire. Idée de base également de tous les chamanismes, le celtique y compris.

L’origine de ces énergies est unique – Dieu, Allah où la Source, son nom est sans importance puisque qu’il s’agit de « celui dont on ne sait rien » – et se hiérarchise dans son expression d’abord en 3 types d’énergie appelés « rayons d’aspect» :

            Le 1er Rayon est qualifié par la volonté ou le pouvoir et gouverne les gouvernements et la politique

            Le 2ème Rayon est qualifié par l’Amour-sagesse et gouverne les grandes religions

            Le 3ème Rayon  est qualifié par l’intelligence active et gouverne l’éducation et les finances

Du 3ème Rayon découlent les 4 rayons « d’attribut » :

            Le 4ème Rayon  est qualifié par l’harmonie par le conflit et gouverne les arts

            Le 5ème Rayon  est qualifié par la connaissance concrète et gouverne la science

            Le 6ème Rayon  est qualifié par la dévotion ou l’idéalisme et gouverne la psychologie et aussi les religions

            Le 7ème Rayon  est qualifié par la magie rituelle et l’ordre cérémonial et gouverne les organisations à caractère social et économique, mais aussi les affaires militaires et les grandes manifestations de foule. Il s’exprime aussi par la sexualité.

Mais il est toutefois important de savoir que l’on trouve sur tous les rayons des gens appartenant à tous les genres et toutes les professions.

L’étude de ces rayons qui se manifestent à travers 7 planètes est faite à travers les différents plans expérimentés :

            Le plan divin (Adi)

            Le plan monadique (Anupadaka)

            Le plan spirituel (Atma)

            Le plan de l’intuition (Bouddhi)

            Le plan mental (Manas)

            Le plan astral

            Le plan physique.

  • voir tous mes articles sur cet ouvrage.

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